Factory farmed pigs

Cochons

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Plus de 30 millions de porcs sont produits pour abattage chaque année au Canada. La plupart sont nés de truies tenues enfermées dans des caisses de gestation de deux pieds de large (60 cm environ) où elles ne peuvent même pas se retourner une seule fois durant les quatre mois de leur grossesse. Les truies sont victimes de troubles invalidants au niveau des pattes et sont privées d’espace dans les caisses.

Juste avant que la truie ne mette bas, elle est transférée dans une caisse métallique de naissance où elle peut à peine tenir debout et s’allonger sur un sol de béton sans accès à de la paille. C’est ici que ses porcelets naîtront. Cette cage de naissance confine la truie pour qu’elle ne marche pas ou ne se roule pas accidentellement sur ses petits.

Les jeunes porcelets restent avec leurs mères jusqu’à leur sevrage, à deux ou trois semaines. Lorsqu’ils sont retirés à leurs mères, leurs dents sont sectionnées, leurs queues coupées et les mâles sont castrés, tout cela sans anesthésie. Les porcelets sont emportés à la pouponnière pour être engraissés dans des enclos au sol de béton, puis dans les enclos « producteurs » et finalement, dans les enclos « finisseurs » jusqu’à ce qu’ils atteignent, à l’âge de six mois, le poids d’abattage de 250 livres (113 kg).

Légalement, au Canada, on peut transporter des porcs durant 36 heures, sans eau, sans nourriture, sans période de repos et après une séance de 5 heures de nourrissage ininterrompu avant embarquement. Les conditions de stress qui existent dans les élevages industriels rendent les porcs agressifs et causent chez eux un abattement extrême et des détériorations mentales et physiques. 

Le Manitoba, l’Ontario et le Québec sont les plus grandes régions de production et d’abattage de porcs du Canada. Approximativement un quart des porcs Canadiens sont exportés aux États-Unis pour engraissement et abattage.